Galerie : Tierra del Cafe, Chanchamayo

Chanchamayo est peu touristique. Elle vit avant tout des cultures qu’elle produit: café, oranges, mandarines, citron doux, avocats, ananas, bananes… Porte d’entrée de la selva, cette jungle domestiquée est le jardin de Lima, la capitale. Au bas des vallées, les villes de bric à brac et leurs motos-taxis pétaradantes poussent le long des rivières où on lave son linge à côté des poubelles. Sur les hauteurs, des îlots préservés: immenses chutes d’eau au milieu de la jungle, torrents limpides, et vie coupée du monde des « chacras », ces plantations accessibles seulement par des pick-ups collectifs qui grimpent les chemins de terres.

La « chacra » c’est le vent chaud qui souffle dans les cheveux, le regard qui court sur les collines vertes et les palmiers, le Rio qui serpente en bas, les oranges qui vous narguent, le café en fleurs, les perroquets qui bavardent… Des cabanes de bois, pas d’électricité et peu de modernité. Au petit matin, on croise les ouvriers agricoles, machette en mains. Les mêmes, l’après-midi, se réunissent sur le terrain du village pour jouer au volley jusqu’à la tombée de la nuit. Un autre Pérou.