Galerie : Une Ile Bordée de Terres, Asuncion et autour

¿ Hablas Español ?

"Mamita!" "Papito!" :

le premier est usité par les vendeuses des marchés pour vous faire les yeux doux rétablissant ainsi l’égalité: tout le monde, quelque soit l’âge ou le statut social, est « mamita » . Vous pouvez l’employer vous aussi comme dans « por favor mamita » si c’est votre tour de demander une faveur.

« Papito », lui, est moins usité pour la simple et bonne raison que, dans les rues derrière leurs marmites, il y a majoritairement des femmes. « Papito » fait partie du langage amoureux, un « mon chéri » local.

 


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Au volant de bus qui cahotent sur les routes tels des tanks, les chauffeurs tirent calmement sur leur gourde de téréré et imposent le moto local: puisqu’on n’a rien, au moins on prend le temps.

Le pays est pauvre et le travail manque. Les Paraguayens se reposent sur leur réseau, les amis d’amis, la débrouille. En attendant, par résignation, fatalisme ou identité, ils prennent les choses avec un perpétuel détachement.

La capitale Asuncion reste une terre de contrastes. Une banlieue riche et moderne avec shopping centers, robes du soir et somptueuses demeures coloniales; un palais présidentiel imposant et parlement flambant neuf; et, en bordure du Rio Paraguay, favelas, pauvreté et épidémie de dengue. Une heure plus loin, le pays semble s’être arrêté. Des vaches fatiguées s’assoient sur une voie ferrée rouillée, des motos véhiculent des familles entières et les demeures coloniales ne sont plus que vestiges.