Galerie : Une Ile Bordée de Terres, Asuncion et autour

¿ Hablas Español ?

Les diminutifs en "to" ou "ta" :

Quand on veut vous faire un compliment ou vous vanter quelque chose, on enrobe. Il ne s’agit pas d’en dire davantage mais plutôt d’alléger les mots en leur ajoutant une terminaison chantante. Les reines dans l’art du « -to » et « -ta » sont, encore elles, les vendeuses de rue qui transforment le riz, « arroz » en « arrozito », la pomme de terre, « papa » en « papita », l’avocat « palta » en « paltita », le pain, « pan » en « pancito », le jus « jugo » en « jugito »… et ainsi de suite.


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Au volant de bus qui cahotent sur les routes tels des tanks, les chauffeurs tirent calmement sur leur gourde de téréré et imposent le moto local: puisqu’on n’a rien, au moins on prend le temps.

Le pays est pauvre et le travail manque. Les Paraguayens se reposent sur leur réseau, les amis d’amis, la débrouille. En attendant, par résignation, fatalisme ou identité, ils prennent les choses avec un perpétuel détachement.

La capitale Asuncion reste une terre de contrastes. Une banlieue riche et moderne avec shopping centers, robes du soir et somptueuses demeures coloniales; un palais présidentiel imposant et parlement flambant neuf; et, en bordure du Rio Paraguay, favelas, pauvreté et épidémie de dengue. Une heure plus loin, le pays semble s’être arrêté. Des vaches fatiguées s’assoient sur une voie ferrée rouillée, des motos véhiculent des familles entières et les demeures coloniales ne sont plus que vestiges.