Galerie : Identité indienne, Otavalo

¿ Hablas Español ?

Les diminutifs en "to" ou "ta" :

Quand on veut vous faire un compliment ou vous vanter quelque chose, on enrobe. Il ne s’agit pas d’en dire davantage mais plutôt d’alléger les mots en leur ajoutant une terminaison chantante. Les reines dans l’art du « -to » et « -ta » sont, encore elles, les vendeuses de rue qui transforment le riz, « arroz » en « arrozito », la pomme de terre, « papa » en « papita », l’avocat « palta » en « paltita », le pain, « pan » en « pancito », le jus « jugo » en « jugito »… et ainsi de suite.


Lire d'autres expressions »

Chaque dimanche le village d’Otavalo se transforme en marché. Les peintures d’Oswaldo Guayasamin, peintre expressioniste qui a exploré la cause indigène et le racisme, sont partout. Logique : Otavalo n’est pas simplement une attraction touristique, elle a su faire de son identité indigène une force.

Les jours de semaine, quand les touristes ont quitté la place, les hommes continuent de porter fièrement leurs cheveux longs. Et les femmes, drapées dans de longues jupes noires, espadrilles aux pieds, chemisier blanc à volants brodé, colliers et boucles d’oreille en or, sont au guichet de la banque, derrière le comptoir de la boulangerie, ou au volant d’un 4×4. Otavalo fait figure de modèle d’intégration prospère et moderne. Les indiens, ici, ont su asseoir leur pouvoir, conscients d’être l’âme d’une ville qui ne cesse de grandir.