Galerie : Sous un balcon fleuri, Cartagène

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Tomar :

« prendre ». Attention verbe vicieux, « tomar » c’est aussi « boire »… « A el le gusta tomar », « il aime bien lever le coude »… Mais on peut aussi « tomar dineros » ou « tomar su vuelo ». Dans ce cas ça signifie tout simplement « prendre », dans le sens « gagner de l’argent » ou « prendre un avion ».

Re-attention « coger » qui signifie lui aussi « prendre » a complètement été détourné de son usage pour ne plus être employé que dans le sens sexuel. Mais, parité oblige, une femme peut aussi « coger » un homme.

 


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Sur la côte des Caraïbes colombiens, les grands écarts sont permanents. Luxe des resorts de bord de plage et des promenades chics comme celle du Rodadero à Santa Marta ; pauvreté criante, marchés où volent les mouches et défilent les gamins déguenillés à quelques cuadras de là.

A Cartagena, même principe. Centre ville sublime, restaurants trendy, hôtels cosy et boutiques branchées. De nuit, des lampadaires tamisent les façades, des calèches parcourent la vieille ville et les belles fortunées défilent. De jour, les innombrables balcons en bois et les bougainvilliers qui en dégringolent enchantent. Déjà, à quelques pas du centre, dans le quartier de Getsemani, havre des routards, les façades s’effritent. De l’autre côté de la baie, on retrouve les tours immenses et la plage populaire de Bocagrande, où l’on vient en famille avec ses chaises en plastique. Plus loin Boca Chica, autre bout de plage soufflé par les vents, montre un visage à l’abandon: une Caraïbe noire, pauvre, désœuvrée où les gamins plongent après la monnaie que leur lancent les touristes.

Parenthèse, la semaine qui précède le 11 novembre, tout Cartagena plonge alors sans retenue dans la fièvre du Carnaval.