Galerie : El Amor de la Gaïta, Ovajas

¿ Hablas Español ?

Les diminutifs en "to" ou "ta" :

Quand on veut vous faire un compliment ou vous vanter quelque chose, on enrobe. Il ne s’agit pas d’en dire davantage mais plutôt d’alléger les mots en leur ajoutant une terminaison chantante. Les reines dans l’art du « -to » et « -ta » sont, encore elles, les vendeuses de rue qui transforment le riz, « arroz » en « arrozito », la pomme de terre, « papa » en « papita », l’avocat « palta » en « paltita », le pain, « pan » en « pancito », le jus « jugo » en « jugito »… et ainsi de suite.


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Chaque année, mi octobre, ce minuscule village de la campagne caribéeenne célèbre, lors du festival Fransisco Llirene, la gaïta. Cette grande flûte en bois qui descend jusqu’aux genoux et dans laquelle on souffle à l’aide d’une petite paille, se conjugue aux « tambours allegre » et aux maracas pour trois jours et trois nuits de folie.

Ambiance de joyeuse kermesse. Au coin de chaque bar, des bœufs s’improvisent. Jusqu’à ce que deux miracles entrent en scène: le premier soir, la vibrante Etelvina Maldonado, qui, à 75 ans, chantait encore ses ancêtres africains pendant qu’oscillaient les hanches de ses danseuses. Le deuxième soir, les rythmes déjantés de Peter Manjarres, roi du Vallenatos, big band populaire où l’accordéon est roi. 

Un petit goût du festival :

Un hommage à Etelvina:

Les déhanchés de Peter à 3h du matin: