Galerie : La Folie du Carnaval, Salvador de Bahia

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Tomar :

« prendre ». Attention verbe vicieux, « tomar » c’est aussi « boire »… « A el le gusta tomar », « il aime bien lever le coude »… Mais on peut aussi « tomar dineros » ou « tomar su vuelo ». Dans ce cas ça signifie tout simplement « prendre », dans le sens « gagner de l’argent » ou « prendre un avion ».

Re-attention « coger » qui signifie lui aussi « prendre » a complètement été détourné de son usage pour ne plus être employé que dans le sens sexuel. Mais, parité oblige, une femme peut aussi « coger » un homme.

 


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Face au huppé carnaval de Rio et ses sambodromes, Bahia se veut le carnaval du peuple. Deux millions de personnes s’y donnent rendez-vous pour danser jusqu’au bout de la nuit, laisser couler la bière, et s’embrasser à pleine bouche. On les appelle les « pipoca », les pois qui sautent.

Pas de samba ni de filles magnifiques couvertes de plumes, mais des trios electrico, groupes populaires perchés sur d’immenses camions tapissés d’enceintes. Ivete Sangalo, Daniela Mercury, ou Chiclete con Banana sont les rois du « axé ». Plus pointus, des groupes de percussions comme Malé Débalé où transpire l’âme afro-brésilienne ou Dida, le seul composé uniquement de filles. Et pour un supplément d’âme et de tranquillité, direction la vieille ville, le Pelourinho, où les groupes défilent à pieds et costumés.

Une seule règle: « ton argent dans une basket, une photocopie de ton passeport dans l’autre, une robe moulante et tu es parée pour la fête. » Et ses conséquences : chaque année le virus prend le nom de la chanson la plus populaire. En 2009, c’était le « Dalila ». 

Le virus du Carnaval 2009
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