Galerie : Promesses dans un cornet de montagnes, La Paz

¿ Hablas Español ?

"Mamita!" "Papito!" :

le premier est usité par les vendeuses des marchés pour vous faire les yeux doux rétablissant ainsi l’égalité: tout le monde, quelque soit l’âge ou le statut social, est « mamita » . Vous pouvez l’employer vous aussi comme dans « por favor mamita » si c’est votre tour de demander une faveur.

« Papito », lui, est moins usité pour la simple et bonne raison que, dans les rues derrière leurs marmites, il y a majoritairement des femmes. « Papito » fait partie du langage amoureux, un « mon chéri » local.

 


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Sur les hauteurs, là où souffle le vent froid, les plus pauvres. Tout en bas, dans des maisons de maître, avec haies bien taillées et petits jardinets, les plus riches. Entre deux, 1000 mètres de dénivelé, bienvenue à La Paz, capitale la plus haute du monde.

Le soir en se promenant dans les rues du centre on voit scintiller les lumières de ceux qui vivent perchés à flanc de montagne. De jour on les retrouve postés au milieu de la pollution des carrefours. Cagoule noire sur la tête, ces cireurs de chaussures sont devenus le symbole de la réalité sociale bolivienne.

Touriste, on navigue de l’un à l’autre. Le dimanche, sous la poussière et le vent du marché d’El Alto, le plus grand d’Amérique du sud. On dit qu’on peut en repartir avec tout ce qu’il faut pour faire construire sa maison, l’aménager et y vivre. Le lendemain, dans la zone sud de la Paz, à l’heure de la sortie des collégiens rutilants dans leurs uniformes. De grands centres commerciaux, des discothèques branchées et la culture du bling bling, mais La Paz fourmille aussi de bars alternatifs, de projets, d’appels à la réflexion. Un soir, dans un café culturel flambant neuf, éclairé à la bougie, pendant qu’on écoute des chants aux doux accents contestataires, un gamin de dix ans vend des cigarettes avec son sourire tout blanc. L’équilibre est à chercher au milieu de ces contrastes. Dure, bruyante, révoltante, La Paz est aussi attachante et vivante.

Le Café culturel à soutenir, ETNÖ c/ Apolinar Jaén 722, etnoproducciones(at)gmail.com