Galerie : Marchés, marchés, marchés

¿ Hablas Español ?

Les diminutifs en "to" ou "ta" :

Quand on veut vous faire un compliment ou vous vanter quelque chose, on enrobe. Il ne s’agit pas d’en dire davantage mais plutôt d’alléger les mots en leur ajoutant une terminaison chantante. Les reines dans l’art du « -to » et « -ta » sont, encore elles, les vendeuses de rue qui transforment le riz, « arroz » en « arrozito », la pomme de terre, « papa » en « papita », l’avocat « palta » en « paltita », le pain, « pan » en « pancito », le jus « jugo » en « jugito »… et ainsi de suite.


Lire d'autres expressions »

La Bolivie a parfois des airs d’immense marché à ciel ouvert. Au temps de l’Empire Inca, La Paz, étape entre la riche mine d’argent de Potosi et la capitale Cuzco, était le cœur névralgique de la circulation de marchandises. Le pays entier a fait sienne cette tradition. Où qu’on soit en Bolivie, les rues grouillent de scènes insolites, de vendeurs gouailleurs et de rencontres improbables. Reines de ces lieux, les paysannes andines avec leurs jupes colorées, leurs mantas, leur chapeau mou sur la tête, et leurs étals de fruits et légumes à même le sol.

Autre composante, les « comodores », marchés où l’on mange pour quelques bolivianos, et où se retrouvent les familles, les employés qui déjeunent, et les touristes. Tous au coude à coude, sur de petites tables, servis par des matrones en blouse bleue et bonnet blanc » qui abusent des terminaisons en « -to » ou « -ta » pour vanter avec leurs menus. « Tengo un caldito con su tortillita, su arrozito y su paltita. »

A lire : Chronique en éloge à un pays qui ne renonce jamais