A propos du Blog

Le Blog reprend les projets mis en place, depuis la Selva central du Pérou, Vallée de Chanchamayo.

Je vais essayer de vous faire découvrir les rêves et le quotidien des habitants et pourquoi pas développer avec eux quelques activités touristiques au coeur de cette jungle encore méconnue.
D'ailleurs, j'ai déjà créé l'ONG "Semillas de Amor", ("Graines d'amour") pour aider les futures graines de cet Autre Pérou à grandir et s'épanouir.

Bonne lecture !

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Le Projet en Photos

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Quechua, 2e récolte

Deuxième opération Nettoyons la Nature cette fois dans le petite village de Union Pucusani avec les 30 enfants de l’école répartis dans une classe unique. Ils ont ramassé, planté des poubelles neuves dans le village en plongeant leurs mains dans le ciment, peints les poubelles en vert pour le recyclable et jaune pour le reste. De quoi mériter une jolie récompense.


 

Le café de A à Z par l’un de nos volontaires

Pendant qu’il y en a qui boivent leur café pépères en pause, sans se poser la question de savoir d’où il vient, d’autres triment et versent sueur, sang et larmes pour le leur fabriquer.

Le blog de Simon Baudry, l’un de nos volontaires, détaille les dessous du “petit noir”

Quelques unes des photos du papier…

Nettoyons la Nature avec Quechua

Au départ 140 kilos de donation: sacs de couchage, matelas, polaires, k-ways, pantalons, chaussures… de Quechua, la marque de Décathlon qui rend hommage à la deuxième langue plus parlée du Pérou, la langue natale. Des mois de tergiversations pour faire traverser l’océan à ces précieux kilos sans que nos poches se vident. Des kilos de café à vendre. Des choix tragiques. Et une première partie est arrivée dans le village de Alto Pichanaki.

Ce jour là il y avait une campagne pour l’éducation dentale dans l’école. De notre côté, nous avons collecté tous les déchets autour du bâtiment et laissé aux enfants le soin de choisir un petit cadeau. Reste aux grands à poser des poubelles pour que le geste perdure, rendez-vous est pris. Ils s’y sont engagés pour avant la fin du mois.

En guest star: Christelle, colis officiel avec 70 kilos de bagage et un grand sourire à la douane. Stéphanie en essayeuse. Boris, le dentiste. Et les enfants de l’école d’Alto Pichanaki.

Réalités du petit producteur en photo sur le paquet de café

Chaque fois que je rentre en France et me promène dans les vastes rayons des grandes surfaces, je remarque comme le “bio” et “l’équitable” sont devenus ici des arguments marketing. Acheter un produit labellisé permet de se dédouaner, de consommer mieux et plus juste. Mais qu’est ce que cela change au juste pour le “petit producteur” en photo sur le paquet? Pas grand chose.

Quand je n’étais qu’une consommatrice de café peu avertie, j’achetais équitable, pour “faire un geste”, être responsable et appuyer la marche vers un monde plus juste. Il me semble qu’on arguait que les prix de vente étaient de 30% plus chers qu’un café équivalent mais sans traçabilité de sa provenance car les petits producteurs qui en étaient à l’origine gagnaient eux aussi 30% de plus.
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L’heure du petit noir

La jungle ou je vis est domestiquée pour faire place à d’immenses plantations de café . Au moment de la récolte tout est paralysé pour un seul but: ne pas en perdre un grain.

Pichanaki est une ville du far-west. Un dédale de rues dont les principales seulement sont pavées, des bouts de piste en terre trouées sur lesquelles sautillent les mototaxis, une architecture de ciment et de tôles perpétuellement inachevée. En toute honnêteté, Pichanaki est assez laide. Mais elle a ses excuses. Le terrorisme ici dans les années 90 a fait fuir de nombreux propriétaires de la zone. Et quand les choses se sont calmées, la ville a repris un essor aussi fulgurant qu’anarchique.

De toute façon, personne n’y prête attention. L’urbanisme n’est pas encore une priorité, ce qui l’est c’est le Roi Café. En ce moment Pichanaki est dans cet état fébrile d’une femme sur le point d’enfanter. Tous prient pour la délivrance: les premiers grains récoltés qui effaceront les dettes et donneront naissance a de nouveaux rêves. Non que les gens consomment beaucoup du précieux nectar. Mon modèle de cafetière italienne est unique dans la ville et la première fois que des producteurs ont goutté à cette essence pure ils ont failli tourner de l’œil sous l’effet du petit noir serré. Le café, ici, on le vénère car il gouverne à lui seul l’économie locale.

Beaucoup possèdent des terres dans les collines environnantes, le charme du lieu pour les amoureux de la nature, et cultivent les précieux grains toute l’année en vue de la récolte qui a commencé depuis lundi. Sur les trottoirs, les terrains de jeux, au fond des cours: le grain couleur cannelle sèche aux quatre coins de la ville. Il faut trois jours pour qu’il atteigne le degré d’humidité ad hoc.

La ville en ce moment est donc un ballet interminable de camionnettes 4×4 qui emmènent vers les collines et ses grains mûrs des dizaines de saisonniers venus des régions montagneuses du Pérou. Toute la semaine, les rues se vident: la frénésie court dans les plantations.

Des les premières lueurs de  l’aube les travailleurs partent, paniers en osier fixés aux hanches, en quête du grain rouge prêt à être récolté. Et ce jusqu’au soir où il sera trié et lavé. La vie est rude, le sol boueux, la couleuvre une collègue de travail impromptue, mais le salaire est correct. Encore plus cette année où il se murmure que le café sec ou “verde” comme on dit ici se vendra 10 soles le kilo (quelques 3 euros), un record pour la zone.

Le samedi les camionnettes descendent avec à leur bord 10 hommes qui n’ont qu’une quête : se divertir, aller danser au son de la cumbia et vider autant de cerveza (bière) que leur corps titubant leur permettra… Le dimanche ils remonteront et sueront les erreurs de la veille sur un terrain de foot en attendant l’aube suivante.

Le rythme des allers et venues, des ouvriers achevant leurs nuits devant la maison du patron, des sacs de café qui s’accumulent jusqu’au pied du lit, va durer jusque fin mai ou juin: quand le caféier, détroussé jusqu’au dernier grain sonnera la fin de la récolte.

Puis la saison chaude viendra, la terre s’asséchera, les hordes de saisonnier repartiront et ceux qui ont eu la patience et l’énergie de mener la récolte oublieront leur labeur dans les eaux fraîches des torrents qui sautillent.

Plus de volontaires, plus de photos, une nouvelle récolte…

Morceaux choisis des photos de nos volontaires, venus via l’expérience Wwoofing (cliquez là à droite…). En ce moment ils participent à la récolte, ont fait des meubles pour aménager la Maison Enamorate!, mettent en place une “compostera” pour la plantation, participent à la sensibilisation au tri. Bref ils bossent dur et nous soutiennent. Merci à eux.

Quand la presse locale s’emballe

Un “portrait” bien du Nord pour faire connaître notre projet dans la Selva. Paru dans la Voix du Nord du dimanche 20 mars… et repris sur le Blog du journaliste en charge de la rubrique.

Christelle la Santoise planteuse de café au Pérou

Chacra SelvaP1050131.JPGChristelle Bittner, 30 ans, célibataire, vit depuis l’été dernier à Pichanaki, dans la forêt tropicale péruvienne.


Ses origines.«Je suis originaire de Santes, dans les Weppes. J’ai fait ma scolarité à l’école du village, puis au collège et au lycée Beaupré à Haubourdin, au lycée Faidherbe en prépa à Lille. Enfin après une année de lettres modernes à Lille III, j’ai quitté le Nord à 20 ans pour l’Institut d’études politiques de Lyon.»
Pourquoi elle est partie. Partir c’était une façon de prendre mon envol, de connaître autre chose. J’ai posé au départ une année sabbatique et suis partie sur les routes d’Amérique du Sud. Ça a été un choc culturel. Je suis revenue en France et suis repartie m’installer au Pérou, à Pichanaki, à 8heures de la capitale. Je suis tombée amoureuse du lieu et d’un propriétaire local.»
Ce qu’elle y fait. «J’ai une plantation de café dans un village. Rien à voir avec les paysages des Andes, les paysannes aux tissus colorés qui donnent l’image traditionnelle du Pérou. C’est un Pérou chaud et humide où l’on voit des 4×4 chargés de bananes ou de papayes, où les maisons sont en bois et feuilles de palmiers. Je m’investis dans une petite ONG dans le développement durable (économie, aide à la reforestation, éducation à l’environnement…) et puis je blogue sur Radio France International.»

Ses liens avec la région. “Ma mère vit à Lomme et mon père à Calonne-sur-la-Lys et j’ai un petit frère installé à Loos. Si je n’avais pas Internet, l’expatriation serait trop dure. Ici, la connexion est très lente mais essentielle pour moi.»
Ce qui lui manque le plus. “Les frites, personne ne les cuisine comme chez nous. L’accès à la culture est aussi beaucoup plus facile à Lille qu’à Pichanaki.»
Son chti objet fétiche. «J’ai retrouvé ici un jeu de la grenouille, comme dans les estaminets flamands!»
Le regard sur les Français. «On inspire la curiosité. La même sans doute que si un Péruvien venait s’installer dans un village du Nord. Il n’est pas rare que je prenne la pause pour la photo. La France en général fait rêver.»
Son conseil.«Ramener sa friteuse! Il faut un vrai coup de cœur pour s’installer ici. Si les Français ont tendance à perdre de l’énergie à râler, au Pérou quoiqu’il advienne, on se relève et on continue sans se perdre en palabres. C’est le «seguir adelante». Il faut être solide. Ne pas perdre les liens d’où l’on vient.»
RECUEILLIS PAR CH.CANIVEZ

Quand le soleil se lève

Une aube nouvelle se lève sur la Selva, vous faites glisser la fermeture de votre tente, les autres dorment encore, vos yeux se décollent petit à petit  vous avez devant vous les monts qui se déploient sous le soleil naissant et  vous vous sentez quand même très très privilégié…

La Selva No Es Una Basura!

La Selva no es Una Basura… Autrement dit La Jungle n’est pas une Poubelle. On récupère tout un tas de déchets en général à quelques mètres de là, il n’y a malheureusement jamais à aller très loin. On regroupe. On débarque dans la classe s…ous les regards outrés des écoliers quand on plonge la main dans la poubelle. on commence par différencier organique et non organique. Et par énoncer les chiffres: un chewing-gum, 5 ans pour se décomposer; boîtes de conserve de 50 à 100 ans; piles 200 ans; plastiques 450 ans… On a droit à des “waaaaaaa” alarmés… Et tout le monde se met à dessiner une affiche pour coller au fond de la classe et se souvenir au moment de jeter son papier par terre. Cette fois là on a aussi dessiné pour le directeur de l’école et le chef municipal pour qu’eux, se mettent à poser des poubelles et faire creuser les fosses… Nous cherchons toujours des dons pour que des poubelles soient installés dans les petits villages de la jungle. Avec, au dessus, une jolie affiche qui rappelle le pourquoi…

Arte en la Selva

Arte en la Selva est un projet de Maria Le Borgne, notre volontaire française, qui vient de nous quitter, nous laissant le coeur gros. Elle a travaillé avec les classes de primaires du village d’Alto Pichanaki et Union Pucusani, 4 classes, …une centaine d’enfants. Grâce à elle, ils ont redécouvert leur Selva (jungle) apprenant à dessiner des toucans, des bananiers, les petites maisons locales aux toits en feuilles de palmiers. Ils ont peint avec du café, tamponné avec des pommes de terre sculptées, collectionné les feuilles ramassées pour faire un herbier animé, collecté les papiers qui traînent autour de leur maison ou dans la cour pour les utiliser en “collages” et revêtu le Père Noël d’atours exotiques… Quelques uns des dessins seront présentés à des classes françaises avec lesquels nous espérons nouer des partenariats… Elle a en outre réalisé un carnet de voyage coloré pour emmener un peu de l’âme de la selva avec elle et prépare le logo de l’association… Bref un petit bout de femme indispensable.

Some examples of artistic works done by 100 children with Maria, our french volunteer and her great paintings skills… Piant with coffee, collect old papers and make art with it, learn to draw a papagayo or a banana tree….

Unos ejemplos del trabajo de Maria, nosotros voluntaria francesa con 100 ninos de dos escuelas de los peublos de la chacra. Una nueva manera de mirar su selva y de valorarla.